Pourquoi les étiquettes RFID sont devenues indispensables à la protection des marques
La contrefaçon et les détournements vers les marchés parallèles ne relèvent plus de l’exception. Ils constituent désormais des risques structurels, qui se diffusent rapidement à travers les chaînes d’approvisionnement mondiales et les canaux de vente en ligne. Dans l’Union européenne, l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) estime que les importations de produits contrefaits représentent environ 5,8 % du total des importations, soit près de 119 milliards d’euros de valeur économique, et qu’elles entraînent la perte de plus de 670 000 emplois en Europe [1]. En parallèle, la douane française atteint des niveaux de saisies historiques, avec plus de 20 millions d’articles contrefaits retirés du marché [2].
Les produits falsifiés ou non autorisés génèrent des réclamations clients, alourdissent les coûts de service, perturbent les réseaux de distribution officiels et, surtout, fragilisent la confiance. Lorsqu’un produit contrefait tombe en panne, le consommateur ne distingue pas l’origine du problème : c’est la marque qui en subit les conséquences.
Les étiquettes RFID (Radio Frequency Identification) apportent une réponse robuste et évolutive à ces enjeux. Elles attribuent à chaque article une identité unique et sécurisée, lisible automatiquement, sans contact visuel, à chaque étape de la chaîne logistique.
Une protection efficace contre la contrefaçon, au service des marques et de leur réputation
Les étiquettes RFID reposent sur des identifiants sérialisés : chaque produit quitte le site de production avec un identifiant numérique unique. Lorsqu’il est encodé de manière sécurisée et vérifié dans une base de données de confiance, la copie ou la réutilisation d’une étiquette devient extrêmement difficile.
Cette approche permet aux marques de détecter et d’intercepter les contrefaçons très en amont : à la réception des marchandises, dans les centres de distribution, les réserves des points de vente, les centres de service ou lors des retours clients.
Dans des secteurs particulièrement exposés - luxe, cosmétiques, spiritueux - de nombreuses marques intègrent aujourd’hui la RFID ou le NFC dans des dispositifs de sécurité multicouches. L’objectif : distinguer sans ambiguïté les produits authentiques et réduire significativement la circulation de contrefaçons sur leurs marchés stratégiques [3].
Les bénéfices sont doubles. Sur le plan financier, l’élimination des produits frauduleux protège les ventes légitimes et évite une cascade de coûts indirects : surcharge du service client, interventions techniques inutiles, litiges financiers, dégradation durable de l’image de marque.
Sur le plan de l’expérience client, elle garantit une performance produit conforme aux attentes. Les composants ou consommables non autorisés respectent rarement les spécifications d’origine et peuvent provoquer pannes, dysfonctionnements, risques de sécurité ou usure prématurée. Même lorsque la contrefaçon est en cause, c’est la marque qui en assume l’impact. La RFID empêche la circulation de ces substituts et protège la promesse produit.
Une authentification fiable qui renforce aussi la performance logistique
Au-delà de la protection de la marque, les étiquettes RFID apportent des gains opérationnels immédiats. La lecture en masse accélère les opérations de réception et de préparation de commandes, améliore la précision des stocks et rend le suivi à l’unité économiquement viable.
Pour les supports logistiques réutilisables (RTI) - palettes, bacs, roll-containers - mais aussi pour des actifs plus spécifiques, comme les bacs à poissons utilisées dans les ports français, la RFID permet d’identifier et de tracer chaque unité individuellement.
Résultat : moins de pertes, moins d’erreurs d’affectation, des temps de rotation optimisés et une meilleure disponibilité des contenants. Ces bénéfices ont notamment été démontrés dans le cadre du projet RFiD Discovery dédié à la gestion des bacs à poissons [4].
Une traçabilité fine pour détecter les détournements et les marchés parallèles
Les marchés gris et les détournements concernent souvent des produits parfaitement authentiques. Il s’agit de marchandises vendues au mauvais endroit, via des canaux non autorisés ou avant une date de lancement prévue. À long terme, ces pratiques fragilisent la cohérence des politiques de prix, dégradent les relations avec les partenaires et réduisent la maîtrise de la stratégie de mise sur le marché.
La traçabilité RFID à l’unité crée un historique horodaté pour chaque produit, depuis sa fabrication jusqu’à son point de vente final. Elle indique où il a été produit, quand il a circulé, quels partenaires l’ont manipulé et où il est finalement apparu. Cette approche, fondée sur une identité produit unique et des données accessibles tout au long du cycle de vie, s’inscrit également dans la logique du Digital Product Passport, qui vise à renforcer la transparence et la traçabilité des produits au niveau européen.
Cette visibilité permet aux marques d’identifier précisément les points de fuite et d’agir de manière ciblée, sans pénaliser les partenaires conformes ni ralentir l’ensemble de la chaîne logistique.
Sécuriser les emballages et détecter toute tentative d’altération
Protéger une marque, c’est aussi préserver l’intégrité de l’expérience produit. Intégrées directement dans l’emballage, les technologies RFID et NFC permettent de détecter toute ouverture, retrait ou tentative d’altération. En cas de manipulation, l’étiquette change d’état et génère un signal numérique fiable, facilitant l’alerte et l’investigation.
La RFID assure un contrôle automatisé tout au long de la chaîne logistique, tandis que la NFC offre un moyen simple et immédiat de vérifier l’intégrité du produit au plus près du terrain. Un simple scan avec un smartphone suffit pour confirmer qu’un emballage n’a pas été compromis, sans complexifier les opérations.
Cette fonctionnalité est particulièrement critique dans les secteurs où l’intégrité conditionne directement la sécurité ou la performance : industrie pharmaceutique, distribution, ou production industrielle. En combinant RFID et NFC, les marques protègent les utilisateurs finaux et disposent des outils nécessaires pour réagir rapidement en cas de non-conformité.
La protection des marques commence par une identité produit de confiance
La contrefaçon évolue, les marchés parallèles aussi. Pour suivre le rythme, la protection des marques doit être plus précise, plus réactive et déployable à grande échelle. Les étiquettes RFID fournissent ce socle de confiance : chaque produit devient identifiable de manière unique, vérifiable instantanément, entièrement traçable de l’origine au point de vente, et protégé par des mécanismes de détection d’altération. Le tout, en améliorant simultanément la performance logistique et la gestion des actifs réutilisables.
Paragon ID déploie des solutions de protection des marques à grande échelle grâce à une fabrication intégrée d’étiquettes RFID, de bout en bout. Avec plus de 60 ans d’expertise dans l’étiquette et plus de 15 ans d’expérience en RFID, nous maîtrisons chaque étape : conception et production des inlays, conversion, impression et encodage sécurisé. Nos solutions couvrent les technologies UHF, HF et NFC.
Sources
[1] The impact of counterfeit good Blog | The Economic Impact of Counterfeit Goods in the EU
[2] Protection des consommateurs : plus de 21 millions de contrefaçons saisies en 2024 Protection des consommateurs : plus de 21 millions de contrefaçons en 2024 - Affiches Parisiennes
[3] RFID in brand protection: what you need to know about it? RFID In Brand Protection: What You Need To Know About It? - RFID Label
Anti-Counterfeiting: Using RFID and NFC to Protect Brands and Revenue
Anti-Counterfeiting: Using RFID and NFC to Protect Brands and Revenue
[4] RFiD Discovery transforme la gestion des bacs à poissons dans les ports français RFiD Discovery transforme la gestion des bacs à poissons dans les ports français